Séjour de recherche en Finlande jusqu’à la mi-décembre 2011 / Research residency in Finland until mid-December 2011

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À l’hiver 2011, La Fabrique installait ses activités dans le pavillon Rhéaume de l’école secondaire Monseigneur Richard à Verdun : un fascinant univers intérieur à l’architecture brutaliste en béton, typique de la construction des polyvalentes au Québec dans les années 1970. La Fabrique y produisait d’abord des questionnements : comment la vie est elle insufflée dans cet environnement intérieur consacré à la pédagogie scolaire ? L’action artistique peut-elle stimuler une réflexion sur ces lieux?

S’en est suivi un travail de dissémination d’affiches «manifestes» et de témoignages recueillis auprès des élèves sur leur manière d’habiter l’environnement architectural et social de l’école. Ce matériel a servi d’élément catalyseur pour que l’artiste et deux groupes d’élèves se dédient à une production intensive de mobiliers inusités, créés à partir d’équipements obsolètes trouvés dans un entrepôt : une armada d’objets hybrides déployée progressivement pour soutenir l’éclosion d’espaces de socialité dans l’école et en valoriser la dimension publique. Ces actions d’aménagements inattendus interrogeaient d’abord la relation que les jeunes entretiennent avec le microcosme de leur école et, par extension, celui de leur propre ville.

Ce projet de résidence a été développé avec la participation des élèves de l’école secondaire Monseigneur-Richard , en collaboration avec le Centre Turbine (Adriana de Oliveira), et soutenu par le programme Libres comme l’art, une initiative du Conseil des arts de Montréal (CAM) de la Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ) et du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (Programme de soutien à l’école montréalaise).






In the winter of 2011, La Fabrique set up its activities in the Rheaume Pavillion of the Monseigneur-Richard High School in Verdun: a fascinating indoor world shaped by brutalist concrete architecture, typically found in Quebec school constructions of the 1970s. La Fabrique initially raised questions: How can one breathe life into this environment and architecture devoted to pedagogy? How can artistic action foster reflection about this space?

What followed was a dissemination of graphic manifestos and printed quotes by participating students in which they reflected on their built environment and its social ramifications. This acted as a catalyst for the artist and two groups of students to dedicate themselves to a core production of unusual furniture, created from obsolete equipment found in the school’s storage spaces: an armada of hybrid objects was gradually inserted into the school to enhance its public dimension, and to foster the emergence of social interaction spaces within it. These unexpected actions questioned the students’ relationship with their school microcosm and, by extension, that of their own city.

This residency project was developed with the participation of students of Monseigneur Richard High School, in collaboration with Turbine (Adriana de Oliveira) with the support of the Libres comme l’art program of the Conseil des Arts de Montréal (CAM), the Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ) et du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (Programme de soutien à l’école montréalaise).




Au centre Skol, le projet de La Fabrique fait l’objet d’une documentation photographique et se conclut avec la production d’un journal, réalisé en collaboration avec le graphiste Benoit Pontbriand et incluant un essai de François Deck. Une occasion de réfléchir sur l’aventure d’un processus créatif naviguant dans les cycles parfois exigeants du calendrier scolaire : une situation d’apprentissage et de complicité entre protagonistes, où des rythmes de travail s’adaptent l’un à l’autre, où l’autonomie artistique et l’action pédagogique mesurent leur propre élasticité, et l’indéterminé devient une donnée essentielle du projet.

Extraits du texte Partager des valeurs, partager la valeur de François Deck :

« (…), La Fabrique modélise un chantier plus large dans lequel toute une série de partenaires peuvent être à l’œuvre, tant pour leur propre compte que pour le bénéfice de leur environnement sociétal : élèves, artistes, médiateurs, pédagogues, personnels d’entretien, responsables institutionnels, etc. Ce processus de transaction entre des valeurs de l’art et des valeurs pédagogiques, intègre des savoirs et des savoir-faire dans une expérience de vie qui relie l’acquisition des compétences à l’apprentissage d’une capacité à décider. »

« L’art, soi-disant désintéressé, peut donc être utile à bien des choses. On peut affirmer avec le fameux manifeste d’un groupe d’écrivain antillais de février 2009, que l’art fait partie des produits de hautes nécessités. En mettant en évidence sa propre indétermination, l’art met en évidence le potentiel d’indétermination des sociétés. Ceux qui, avec art, mutualisent leurs compétences et leurs incompétences dans des projets communs non-finalisés fabriquent de la valeur en partageant des valeurs. »

Aperçu du journal : http://issuu.com/centreturbine/docs/lafabrique_integral

SYN- is looking for participants to take part in a inter-disciplinary workshop series that explores the culture and realities of university campuses, and reconsiders then as potential sites for experimentation. The call is open to all who would like to highlight, share and discuss a particular condition of Guelph University’s campus.

Drawing from previous explorations, SYN- intends to interact with Guelph’s campus and its surroundings to imagine a flexible framework where spatial tensions will be revealed in order to facilitate creative forms of appropriation. In these workshops we will explore how infra-qualities – such as undisclosed, lesser known or hidden realities – might inform us of future potentials for campus transformations: how could we then engage the campus as a locus for fostering new kinds of actions, social configurations and interrelations in common space ?



The research will explore different topics such as: interactions between campus and urban life through insider and outsider perspectives ; re-shuffled notions of the historically «cultivated» North American campus and its idealized detachment; social dynamics and connectivity in a pavilion-based architectural setting altered by self initiatives and experiments; providing alternate uses or introducing creativity and participation processes in existing services like food production, on-site maintenance or security.

Workshop experiments and findings will establish the bases for a future collaborative intervention on the Guelph campus to be realized in 2012.

To view or download the INFRACAMPUS research conducted in the Fall of 2011, please click here :
http://www.1mile2.com/wp-content/uploads/INFRACAMPUS_ResearchDocument_LoRes.pdf





Pour amorcer son 26e anniversaire avec éclats, DARE-DARE réalise un projet ambitieux intitulé SATELLITE. Conçu comme une entreprise extraordinaire de mise en valeur de notre programme d’art dans l’espace public, SATELLITE fera rayonner au delà du territoire montréalais des pratiques artistiques critiques et audacieuses, qui questionnent et renouvellent la notion de présence et qui contribuent à la diversification des modes de présentation des œuvres et des interventions artistiques dans l’espace de la ville.

À travers cette grande aventure d’une durée de deux mois, nous poursuivrons le double objectif de présenter DARE-DARE et son mandat et de créer des liens avec des organismes qui ont une vocation similaire. Nous ferons deux escales (de trois semaines chacune) : d’abord à Detroit au Michigan puis à Tijuana au Mexique, où nous avons établi des contacts avec des organismes pairs.

Les deux destinations offrent des contextes d’interventions riches en possibilités et sont toutes deux situées dans des zones frontalières. Sur place, DARE-DARE louera un abri mobile pour en faire son quartier général, celui-ci sera à la fois le lieu d’ancrage pour les événements festifs et la base de travail pour les projets qui nécessitent un atelier. À chacune des stations, des artistes seront invités par DARE-DARE pour créer et présenter un projet inédit conçu spécifiquement pour ces contextes.

http://satellite.dare-dare.org/

To start its 26th birthday with a bang, DARE-DARE is programming an ambitious project entitled SATELLITE. During this two-month adventure, DARE-DARE will travel to Detroit and Tijuana for three-week “artist-organization-in-residencies” in each city. Both destinations offer interesting intervention contexts and are located in border zones. We will connect with partner organizations with similar mandates.

SATELLITE promises to be an extraordinary showcase of DARE-DARE’s mandate of programming critical and risk-taking artistic practices in public spaces which question and renew the concept of presence and contribute to the diversification of present modes of art making through artistic interventions in city space.

At each location, DARE-DARE will rent a mobile office, which will function as a base for programming events and the headquarters for projects requiring a workshop. In so doing, DARE-DARE re-creates our mobile reality in Montréal, offering participants a chance to engage with our artist-run-centre as if they were in Québec, in a sense.

In both Detroit and Tijuana, two Canadians and a local collective will be invited by DARE-DARE to create and present a new project, conceived specifically for these contexts. During this time, in Montreal, regular programming will be put in relay with those diffused in SATELLITE’s orbit.

http://satellite.dare-dare.org/

 

« Bienvenue dans l’EuroLand, un système affairé à inventorier une production matérielle, spatiale et transculturelle sur le territoire européen. Loin d’être exhaustif, l’EuroLand générerait plutôt sa propre géographie incomplète, suivant les indices d’une activité humaine qui révèlent des espaces autres, mineurs et sans qualité apparente.

EuroLand imagine une contrée façonnée par des réalités variables dans leur appartenance à l’idée constamment débattue d’une «nouvelle Europe» : la condition trinationale autour de Bâle et son aire d’influence, avec l’entrée récente de la Suisse au sein de l’espace Schengen ; les régions urbanisées de Barcelone et de Madrid, dans une conjoncture de crise économique qui touche actuellement près de vingt pour cent de la population espagnole ; la mégapole d’Istanbul et ses réalités plurielles dans un laborieux contexte d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ; le statut indéterminé des friches à Berlin ou les tactiques de vente clandestine associées au tourisme à Paris, qui défient à leur manière des tentatives de normalisation de l’espace.

Lors de séjours récents en Europe, j’ai adopté une stratégie d’accumulation en constituant un inventaire d’images libres d’association, tentant un regard étranger sur une «euro-zone» dont le code génétique est en perpétuelle mutation. De ces instantanés, j’imagine qu’il s’y dessinerait une culture matérielle révélant son empire de signes et de relations où seraient réunis individus, objets, lieux, matière urbaine et phénomènes de mobilité : un «trafic de singularités influentes» dans un contexte globalisé de production de l’espace, mêlant le générique au spécifique. Les frictions et instabilités manifestes dans la mise en commun de ce matériel seraient-elle précurseures de scénarios pour repenser – et réinventer – la complexité des espaces que nous partageons et utilisons ? Empruntant au hall d’accueil d’un terminal, l’installation présentée à Sporobole agit comme dispositif de lecture et dresse un paysage spéculatif sur ces questions.

Anomalies, infra-structures, mobilier urbain adapté, identités re-configurées, attitudes de la rue, économies informelles, correspondances outre-frontières, intrusions au croisement du design et des technologies : l’EuroLand enregistre les observations et les transmet en rafale. Et exige que la reconstitution de ces signaux se fasse ailleurs, chez celui qui y séjourne. »

Du 11 novembre au 19 décembre 2010, Centre Sporobole, Sherbrooke, www.sporobole.org



« Welcome to EuroLand, a household system busy indexing a trans-cultural production of matter and space in Europe’s shifting territory. Using the raw instantaneity of travel imaging, EuroLand generates its own incomplete geography, following traces of human activity as spaces of otherness are revealed, apparently lacking value and slipping in the cracks of dominant models.

EuroLand imagines a landscape shaped by realities entangled in the continuously debated idea of an enlarged Europe : Basel’s particular tri-national condition with Switzerland recently entering the Schengen zone ; Barcelona and Madrid’s urbanized regions where the economic crisis is affecting close to 20% percent of Spain’s workforce ; kaleidoscopic Istanbul and its megacity status in the context of Turkey’s laborious attempt to enter the European Union ; Paris’ clandestine merchant tactics tied to tourism or the indeterminacy found in Berlin’s reservoir of vacant lots, both defiant of attempts to regulate space.

Resorting to strategies of accumulation to create a loose association of images, I’ve adopted the foreigner’s gaze getting around what could be considered a ‘euro-zone’ with an ever-mutating genetic code. I imagine a material culture would draw itself out of these observations, revealing an empire of signs and relationships that connect individuals with objects, places, urban matter and fluxes : a ‘singular traffic of influences’ in a globalized context of spatial production and mobility, where the generic often coincides with the specific. Could frictions that stem from putting these images together lead to new scenarios which address the complexity of spaces we share and use ? Set up like a terminal’s lobby, the exhibition at Sporobole acts as a reading device from which a speculative landscape is derived.

Anomalies, infra-structures, adapted furniture, reconfigured identities, street attitudes, informal economies, border effects, intrusions into design and technology : EuroLand monitors observations and transmits them, leaving it to the sojourner to reconstitute the signal. »

Centre Sporobole, Sherbrooke, Qc, November 11 to December 19, 2010,
www.sporobole.org










Article de Jérôme Delgado dans Le Devoir, 04-12-2010 >

Nouveau numéro de la revue Inter – AGIR / Pratiques et processus.

Dans la foulée de la dernière parution d’Inter, art actuel, « Art et activisme », la présente livraison poursuit l’investigation sous le signe de l’AGIR en soulignant plus particulièrement pratiques et processus qui investissent l’espace-temps de la cité. Par-delà les normes disciplinaires instituées, artistes, architectes, jardiniers et citoyens engagés de divers horizons contribuent à activer des processus de réappropriation citoyenne de l’espace urbain, à stimuler par leurs actions, constructions et réflexions de nouvelles façons d’imaginer, de voir et de vivre la ville existante…

Hubert Ouellet y propose le texte Pense ta ville. Quelques idées soulevées par l’installation L’agence / Agency.




Parmi les différentes activités informelles occupant l’espace urbain que SYN- a observé lors d’un premier repérage à Dakar (Sénégal) réalisé en juin 2010, le cas des sites résiduels occupés par des horticulteurs-commerçants est ressorti comme pouvant constituer un terrain particulièrement fertile pour développer de premières expérimentations pilotes. Cette observation – validée par nos discussions avec les intervenants locaux de l’IAGU (Institut Africain de gestion urbaine) – se lie à une double constatation : la constellation de sites résiduels occupés – sans statuts officiels – par ces horticulteurs informels forme un ensemble de petites zones très intenses de verdure qui contrastent fortement avec l’aspect relativement désertique du paysage urbain de Dakar ; d’autre part que la municipalité a beaucoup de peine à entretenir et maintenir en santé les espaces verts publics qui sont sous sa juridiction.


Les sites occupés pour fin commerciale par les horticulteurs informels sont en fait beaucoup plus verts et entretenus que la plupart des espaces publics gérés par la Ville, qui tendent généralement à se dégrader rapidement par manque d’entretien et de ressources. Dans cette perspective on voit mal comment l’administration pourrait arriver à augmenter un réseau d’espaces verts déficient, si elle arrive déjà peu ou très difficilement à maintenir en état les espaces qui composent actuellement ce réseau. En rapport à ce constat, la piste évoquée plus tôt d’un partenariat entre acteurs formels et informels mérite d’être explorée. En d’autres termes, plutôt que d’ignorer ou de stigmatiser les horticulteurs informels, le pouvoir municipal pourrait les reconnaître comme des partenaires actifs, pour bénéficier ainsi en retour de l’apport complémentaire de leurs actions et de leur expertise. Mais comment marquer concrètement et spatialement cette hypothèse de symbiose partenariale, par quel vecteur véhiculer in situ ce potentiel partenariat?

Cartographie des sites d’occupation horticoles existants et potentiels dans la commune Fann / Point E / Amitié à Dakar : imaginer un réseau lié à un partenariat entre la commune et des horticulteurs ayant développé leur propre expertise pour verdir la ville [cliquer pour agrandir la carte]


Basés en résidence à Dakar au centre RAW (Raw Material Company) pour la durée du projet, 
www.rawmaterialcompany.org.

Développement d’un prototype en métal plié et soudé avec pare-soleil en utilisant des pneux usagés et le sable comme sous-structures, ressources abondantes dans Dakar.

> Mobilier, conception  : SYN- en collaboration avec Omer Diompy, technicien supérieur, Lycée technique industriel Maurice-Delafosse, Dakar
> Mobilier, réalisation : Menuiserie métallique – Omer Diompy avec Lamine Faye, Djidy Thiam, Aboubacry Kâ, Joachim Nankassa Kabou ; bâche – Yatna N’dlaye ; peinture – Amadou Lamine Thiam

Prototype avec feuilles d’acier de 3mm pliées et sections métalliques soudées, entièrement démontable, avec pare-soleil intégré et incliné pour récupérer l’eau de pluie pour des plantes au centre.
20 juillet 2011 : première insertion du prototype sur un site horticole existant rue Aimé-Césaire au rond point de la Corniche, suivant une entente avec M. Badiane, technicien horticole, microentreprise «Jardin Hortensia».

Le mercredi 17 novembre à 12h30, dans le contexte du camp Adaptive Actions à l’Université Concordia, en collaboration avec la Leonard & Bina Ellen Gallery et DARE-DARE.

http://ellengallery.concordia.ca/fr/evenements_archives.php?a=2010&e=aa

Cette marche urbaine proposée par SYN- prend comme canevas de travail le concept de dé-programmation une idée d’abord associée, dans sa dimension plus péjorative, à une déstructuration ressentie depuis quelques années dans ce secteur parfois «vampirisé» qui inclut l’Université Concordia, notamment avec la fermeture du Forum en 1996 et des années subséquentes de paralysie immobilière.

En dissonance avec l’interprétation habituelle du programme architectural, ce concept pourrait-il plutôt être exploré par le biais d’actions individuelles et collectives qui marquent une différence et introduisent de l’exception? Manque d’ancrages et forte mobilité étudiante, densité critique de population et brassages culturels adaptés au high rise : autant d’ingrédients actifs pour alimenter cette réflexion. La marche explorera quelques réalités spatiales ou minoritaires susceptibles d’entrer en interaction avec des jeux d’influence et des visions d’ensemble qui se dessinent pour l’avenir du secteur.

Point de rencontre au CAMP, situé dans l’atrium du pavillon de la bibliothèque McConnell, devant la galerie, 1400 boul. de Maisonneuve O.


Wednesday November 17th, starting at 12:30 PM. As part of the Adaptive Actions Camp at Concordia University, in conjunction with the Leonard & Bina Ellen Gallery and DARE-DARE

http://ellengallery.concordia.ca/fr/evenements_archives.php?a=2010&e=aa

This urban walking tour led by SYN- centres around the concept of de-programming : an idea initially tied to the progressive breakdown and “vampirization” of Montréal’s downtown area where Concordia’s main campus is located. This collapse became most visible with the closing of the Montreal Forum in 1996 and continued with the subsequent period of stagnation in real estate.

Bypassing a more traditional interpretation of how we engage with architecture, this tour asks how de-programming can be explored through individual and collective actions that introduce difference and exception. Should we consider issues such as a lack of stability, high student mobility, critical population density and culturally-induced adaptations of the high rise to potentially act as ingredients for stimulating this reflection? The walk will highlight some spatial/marginalized realities and their interactions with visions of influence and profit currently being laid out for the neighborhood.

Departure point at the Camp, in the Atrium of the McConnell Library Building, located in front of the Gallery, 1400 boul. de Maisonneuve O.



AAMadrid_Book
http://www.adaptiveactions.net/news/publicaci-n-adaptive-actions-madrid-publication-noviembre-november-2010-

Escanear, escribir, suplementar : notas del campo de Madrid / Scan, Script, Supplement : Field Notes from Madrid : author contribution to second AA publication (esp / eng), Madrid edition, please follow link above for complete info.



En 1972, le critique en architecture et «historien du futur immédiat» Reyner Banham errait sur les autoroutes de Los Angeles à bord de sa voiture guide, la Baede-Kar (inspirée des guides touristiques allemands Baederkers), relevant des écologies fascinantes de la cité des anges. La musique techno de Détroit est née au début des années 80 avec la sortie de pièces pionnières comme Techno City et Cosmic Cars produites par Cybotron, venues contrer la dystopie régnante dans un paysage post-industriel à l’abandon. Et au tournant du 20e siècle, avec les premiers voyages «virtuels» du cinéma, une force invisible tirait vers l’avant les spectateurs dans un état d’apesanteur avec la technique développée de la «phantom ride».

Il y a plus de quarante ans à Montréal, le maire Jean Drapeau annonçait un polémique changement de zonage qui a contribué à vider Griffintown d’une grande partie de sa population, une autre secousse imposée sur la précarité identitaire du quartier. Rattachée à un réseau autoroutier que Drapeau imaginait «comme la circulation sanguine dans le corps humain», une nouvelle artère allait diviser le secteur tout en l’exposant à long terme aux rouages de la spéculation. Ces jours-ci, avec la disparition annoncée de l’autoroute Bonaventure, Montréal ajoute un chapitre à cette histoire et se dote maintenant d’une vision 20/25… et après un sommeil d’un peu plus d’une décennie au fond du canal Lachine, notre voiture fantôme revient pour un dernier tour de piste, toute travestie et fonçant tête première dans un futur incertain.

Photo : Guy L’Heureux / Fonderie Darling

Pièces provisoires (Atmosphères sonores) :

Inondation 1886
Électrification

Politiques de la négligence

Mégastructures accidentelles

La nouvelle économie

Technopole

Cabinets de survie
Futurologie 20/25

Sous-natures infiltrantes

Amphibie
Spéculorama

En collaboration avec Virginie Laganière
Fugue urbaine, Fonderie Darling, du 17 juin au 29 août 2010, commissaire : Esther Bourdageshttp://www.fonderiedarling.org/soutenir/artistes/Fugue_Urbaine.html



In 1972, architectural critic and «historian of the immediate future» Reyner Banham rode freely aboard his Baede-Kar (inspired by the Baederkers german guidebooks) on a journey through Los Angeles’ motorways, exploring fascinating ecologies of the city’s iconic built environments. Drawing lines between a given impression and an idea that is not yet present, 1980s Detroit techno hailed from a reigning dystopia in abandoned post-industrial landscapes with the release of pioneer tracks like Techno City and Cosmic Cars produced by Cybotron. Early cinematography experimented with film-shooting techniques like the «phantom ride», where viewers were carried forward by an invisible force that had them indulge in the rush of virtual speed and a staging of the landscape.

More than fourty years ago, Mayor Jean Drapeau called for a polemical zoning change that contributed to Griffintown’s exodus of its population, another shock element imposed on the area’s shifting identity. As the new high speed artery ruptured the area and exposed it to years of speculation, the ensuing motorway system was compared by Drapeau to the «regular flow of blood in the human body». With the proclaimed demolition of the Bonaventure highway in 2011, Montreal adds another chapter to the story by giving itself a 20/25 vision… and after resting for more than a decade in the deep ends of the Lachine Canal, our phantom car returns for one last ride, all pimped up as it heads into an uncertain future.

Provisional tracklist (Atmospherics) :

Flood 1886
Electrification

Renewal or Neglect as Policy
Accidental Megastructures
The New Economy

Technopole

Survival Cabinets

Futurology 20/25

Subnatures Take Over
Amphibious
Speculorama


1 Alex de Jong and Marc Schuilenburg, ‘The Audio-Hallucinatory Spheres of the City’, in  Jorinde Seijdel (Ed.), Sound, Open Nr. 9,  (Rotterdam : NAi Publishers), p.25, 2005.

In collaboration with Virginie Laganière
Fugue urbaine, Darling Foundry, June 17th to August 29th 2010, Curator : Esther Bourdages
http://www.fonderiedarling.org/soutenir_e/artistes/Fugue_Urbaine.html
Reyner Banham en dérive avec sa Baeder-Kar, Los Angeles 1972 /Architectural critic Reyner Banham journeying aboard his Baede-Kar through Los Angeles’ freeway system (1972)

Article de Jérôme Delgado dans Le Devoir, 26-06-2010

Mélangeant recherche, travail d’édition et installation, L’Agence tire son contenu d’entretiens vidéo réalisés avec une série d’interlocuteurs qui stimulent une réflexion sur différents enjeux : utopies revisitées, pratiques interstitielles, espaces de précarité, phénomènes méconnus, mobilité des personnes, usage de technologies, etc. Le statut de l’espace urbain, social ou micropolitique devient ici une matière à réinventer alors que se tracent des lignes de correspondance et de conflit entre une multiplicité de sujets.

Accueillie pour une première expérience au centre Skol à Montréal en 2009, L’Agence infiltre en janvier 2010 l’activité quotidienne des bureaux du centre d’artistes L’Oeil de Poisson à Québec. Ces lieux sont activés avec un agencement de modules – tels qu’une station de visionnement, un bureau de retranscription, une cuisine partagée ou une aire d’écoute – propices à la rencontre entre des gens et des idées. Une matrice de mots-clés extraits des entretiens est présentée comme un lexique spatialisé, décrivant en quelque sorte des spatialités mineures, émergentes au sein de certaines autres plus dominantes. Le titre du projet constitue quant à lui une variation sur la connotation française de l’agence, la nature du lieu physique même, ouverte à l’interprétation («agence de presse, de rencontre, de correspondants, etc.»), et sur celle en anglais du terme agency, i.e. la capacité d’action de personnes sur certaines questions.


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Using research, editing and installation processes, Agency derives its content from thought-provoking video interviews broaching various concerns: revisited utopias, interstitial practices, precarious spaces, hidden phenomena, migrating bodies, technological uses, etc. Urban, social or micropolitical space become contested, porous and reinvented matter as loose lines of correspondence and conflict are traced between different issues.

Using research, editing and installation processes, Agency derives its content from thought-provoking video interviews broaching various concerns: revisited utopias, interstitial practices, precarious spaces, hidden phenomena, migrating bodies, technological uses, etc. Urban, social or micropolitical space become contested, porous and reinvented matter as loose lines of correspondence and conflict are traced between different issues. After a first experience at Centre des arts actuels Skol in Montreal, Agency infiltrates Quebec City-based artist-run center L’Oeil de Poisson’s offices in January and February 2010. Both venues are brought to life with an arrangement of modules conducive to encounter between people and ideas – such as a viewing station, a transcript office, a shared kitchen or a listening area. A matrix of keywords extracted from the interviews acts like a spatialized lexicon, enunciating sets of minor spatialities currently emerging within more dominant schemes.

Ce projet a jusqu’à maintenant été réalisé avec la généreuse participation des personnes suivantes – artistes, sociologue, architectes, chercheuse et organisatrice culturelle, éducatrice en arts, auteur et traducteur, spécialiste de l’information -, qui se sont prêtées à un entretien : / This on-going work has been realized through the generous and key participation of the following interviewees – artists, sociologist, architects, arts educator, cultural organizer and researcher, author and translator, information specialist – : Gina Badger, Matthew Biederman, Claude Boullevraye de Passillé, Constanza Camelo Suarez, Isabelle Marie Cyr, Adriana de Oliveira, Kim Förster, Dominic Gagnon, Toby Heys, Sophie Le-Phat Ho, Luc Lévesque, Never Lopez, Fabien Loszach, Frank Nobert, Jean-François Prost, Felicity Tayler et Chih-Chien Wang.

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Centre de production et de diffusion en art actuel L’Oeil de Poisson, du 15 janvier au 14 février 2010, Québec

www.meduse.org/oeildepoisson/









Centre des arts actuels Skol
, Montréal, du 21 février au 20 mars 2009
www.skol.ca

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Photos : JMD, Guy L’Heureux, Benoît Pontbriand

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Extrait de l’essai du sociologue Fabien Loszach, en relation à la première version du projet L’agence présenté chez Skol en février 2009. Disponible pour lecture ici : http://www.skol.ca/fr/past/0809_jmdufresne_text

« Le titre retenu pour l’exposition offre une double interprétation. En français, une agence est un bureau, un organisme où l’on échange des informations principalement d’ordre administratif. L’agence, dans sa nature même, est un lieu « exemplaire » de notre société, elle concentre en elle-même l’idéal de la « société légale rationnelle » comme l’avait appellé le sociologue allemand Max Weber (1864-1920). L’installation de Jean Maxime Dufresne se démarque de cette définition purement objective de l’agence ; l’artiste a plutôt cherché à créer un hub (un « centre d’activités »), soit un lieu qui crée des circonstances de rencontre entre des gens et des idées par le biais de stations de visionnement, d’une cuisine partagée, d’un bureau de retranscription, d’une aire d‘écoute, etc. Il y a ici l’idée d’une pensée en mouvement qui cherche à se multiplier, à proliférer dans l’espace de la galerie grâce notamment au travail d‘édition sur un imprimé et à la lecture de citations issues des entretiens par une voix générative.

Le terme anglais agency réfère quant à lui à une philosophie d’action : cette dernière réunit en quelque sorte les interlocuteurs comme des « agents » qui ont une capacité d’inflexion sur différents enjeux et exercent des réflexions critiques. Il n’existe pas de traduction en français du terme, on pourrait parler de « capacité d’action », « prise de décision », « autonomisation » ou encore « agentivité ». Le terme « agent » vient du latin agere, qui signifie agir ou faire ; il désigne aujourd’hui une personne chargée des affaires et des intérêts d’une autre personne, d’un groupe ou d’un pays. Les interlocuteurs qui s’expriment ici ont un rôle assez semblable : ils défendent des points de vue et des intérêts dans la sphère publique ; ils sont en cela des agents « politiques ». Le politique faut-il le rappeler est le domaine de l’action par excellence où les acteurs exposent leurs divergences, participent au débat citoyens, dans le but de prendre les meilleures décisions pour faire vivre la cité. »

Extract from essay by sociologist Fabien Loszach, in relation to the first installment of Agency presented at Skol in February 2009. Available here : http://www.skol.ca/en/past/0809_jmdufresne_text

« The title chosen for the exhibition offers a dual interpretation. In French (as in English), an agency is an office, or department, where people deal mainly with administrative information. By its very nature, the agency is an “exemplary” locus in our society, distilling within itself the ideal of what German sociologist Max Weber (1864-1920) had termed a “rational-legal society.” As opposed to this purely objective definition, Dufresne’s installation seeks rather to use the various elements—the viewing stations, a shared kitchen, a transcription office, a listening area, etc.—to create a “hub,” a space that provides the opportunity for encounters between people and ideas. There is a suggestion here of thought in motion, striving to reproduce and proliferate in the gallery space, as evinced in the publication onto hard-copy and the reading by a generated voice of excerpts from the interviews.

Agency, in English, also refers to a philosophy of action, one that would in some sense construe the participants as “agents” having a capacity for affecting various issues and engaging in critical reflection. This sense of the term has no direct translation in French, where the concept may be rendered by such phrases as “capacity for action,” “decision making,” autonomisation (“empowerment”), or agentivité. Today, the term “agent,” derived from the Latin agere —to act, to do—, commonly designates a person responsible for the affairs and interests of another (person, group, country, etc.). The participants expressing themselves here play a similar role; they endorse interests and points of view in the public sphere; as such, they are “political” agents. The political, need we recall, is the sphere of action par excellence, where actors manifest their differences, participating in citizens’ debates to arrive at the best possible decisions for the life of the city. »



Todas las informaciónes sobre el proyecto Adaptive Actions en Madrid :

http://www.adaptiveactions.net/projectinfo/madrid-abierto
http://madridabierto.com/es/noticias/2009

El taller se centra en detectar «anomalías» que puedan inducir modos alternativos en los que concebir y tratar la materia urbana. Ests anomalías estarían estrechamente relacionadas con la noción de des/re-programación de espacios, enriqueciéndolos al implementar o añadir nuevas aplicaciones. Las condiciones observadas pueden estar ligadas a la manera en que el programa inicial de un edificio es alterable o a la consideración de fenómenos menos visibles que mantienen un valor crítico. Una serie de recorridos explorarán en detalle el gran contraste de las condiciones dia/noche que ayudarán al desarrollo de la acción. En particular, se prestará atención al sistema de subcomunicación de la ciudad – mobiliario urbano, gestión del espacio, comportamientos públicos – donde patrones de uso a menudo se revelan en maneras fragmentarias. Estas observaciones sacan a la luz situaciones que podrían ser formuladas y seguidas por los participantes, contribuyendo así a otro tipo de conocimiento urbano por medio de las técnicas de «escanear, transcribir, suplementar».

Taller y recorrido urbano

Escanear, Transcribir, Suplementar

Propuesto por Jean-Maxime Dufresne y otros colaboradores de AA en Madrid

Participantes: Fernando Baena, Jesús Manuel, Gema Melgar, Ignacio Cañete, Marie-Pier Boucher, Jose Cifuentes Ros, Térence Pique, Pilar Acón Segura, Jean-François Prost

Sabado 13 Febrero, 2010
Lugar de encuentro : Camp Adaptive Actions, Estación Atocha, Planta 2

Recorrido diurno : hora de salida 12 h
Recorrido nocturno : hora de salida  19 hrs

The workshop Scan, Script, Supplement focuses on detecting positive «anomalies» that might induce alternative ways in thinking and dealing with urban matter. Anomalies would be closely tied with the notion of de/re-programming spaces, enriching their life span with new embedded or add-on capacities. Observed conditions may be tied to the way a building’s initial program can be tweaked or to the consideration of less visible phenomena that hold critical value. A set of walks will survey highly contrasted day-time and night-time conditions in order to foster action ; particular attention will be given to the city’s sub-communicational system – street interfaces, space management, public behaviours – where use patterns often reveal themselves in fragmentary ways. Such observations spark up scenarios that could be devised and pursued by participants, thus contributing to another kind of urban knowledge by the means of «scanning, scripting or supplementing».

Mas información y notas de campo durante el taller / For additional info and field notes from the workshop : http://adaptiveactions.net/action/218/





Photos : Gema Melgar, JMD, Adaptive Actions

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Contribution à la base de données web et la première publication du projet Adaptive Actions, initié par l’artiste Jean-François Prost à Londres en 2007. Actions/relations remet en question les espaces organisés ainsi que les mouvements qu’on y impose – et procède par appel de contribution ouvert à tous. Actions/relations explore les modifications apportées au milieu de travail, aux résidences et aux espaces publics en général.

Présentation de l’atelier public Scan, Script, Supplement (titre provisoire) durant le camp Adaptive Actions à Madrid Abierto, février 2010.

Contribution to web database and first publication of Adaptive Actions, an on-going project initiated by Jean-François Prost in London, 2007. Adaptive Actions challenges organized space as well as the movements it imposes and is based on a call for collaboration open to all. Adaptive Actions explores alterations in the workplace, the home and public spaces in general.

Presentation of a public workshop tentatively titled Scan, Script, Supplement as part of the Adaptive Actions Camp during Madrid Abierto, February 2010.

Toutes les infos / All info here :
www.adaptiveactions.net
www.adaptiveactions.net/projectinfo/madrid-abierto

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Image : Documentation d’une réutilisation itinérante de panneaux d’affichage sous l’espace d’un viaduc à proximité du bassin Peel, à Montréal.

SYN- participait récemment à l’exposition Actions : Comment s’approprier la ville, présentée au Centre Canadien d’Architecture (CCA) du 26 novembre 2008 au 19 avril 2009. « Comment les gestes quotidiens peuvent-ils animer et modifier notre perception des villes contemporaines et l’expérience que l’on en fait ? Dans cette exposition, des activités en apparence anodines comme le jardinage, le recyclage, le jeu ou la marche sont redéfinies par des architectes, des artistes et des collectifs en provenance du monde entier. Par l’entremise d’interactions expérimentales avec l’environnement urbain, ils montrent la possibilité d’une participation citoyenne entièrement nouvelle. »

L’atelier Visite de microclimats urbains a été présenté par SYN- le 7 mars dernier, dans le cadre de la série d’ateliers organisés par le CCA.

SYN-‘s work was recently included in the  Actions : what you can do with the city exhibition, presented by the Canadian Centre for Architecture (CCA) from November 26, 2008 to April 19, 2009. « An exploration of how everyday human actions can animate and influence the perception and experience of contemporary cities. Seemingly common activities such as gardening, recycling, playing, and walking are pushed beyond their usual definition by the international architects, artists, and collectives featured in the exhibition. Their experimental interactions with the urban environment show the potential of a new level of participation by city residents. »

Exploring Urban Microclimates was presented by SYN- in early March, as part of the CCA’s Actions Workshops series.

Commissaires / Curators : Giovanna Borasi & Mirko Zardini

http://www.cca-actions.org
http://www.cca.qc.ca/fr/expositions/83-actions-comment-s-approprier-la-ville
http://www.cca.qc.ca/fr/education-et-evenements/419-explorer-les-microclimats-urbains

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SYN- participe à la parution récente du manuel URBAN / ACT (2008), édité par l’atelier d’architecture autogérée en collaboration avec le PEPRAV (Plate-forme Européenne de Pratiques et Recherches Alternatives de la Ville). Urban / Act est une présentation d’un vaste réseau européen de pratiques qui agissent sur le territoire urbain comme un lieu de changement politique et de pratique architecturale, introduisant leurs différents projets, outils et approches de travail. Urban / Act situe, cartographie et donne un aperçu de ces pratiques urbaines interventionnistes, tel un guide d’«urbanisme do-it-yourself».

SYN-‘s work is included in the recent URBAN / ACT publication (2008), a presentation of a European wide network of practices who act within the urban field as a place for political change and architectural practice, introducing their different projects, tools and methods. The compilation of practices results from numerous pan European workshops, and has recently been published in book form by atelier d’architecture autogérée. The Urban / Act book not only locates and maps the activities of numerous practices, but is structured as a manual to allow insight into the methods of interventionist urban practice, like a user guide to “do-it-yourself urbanism”.

Document téléchargeable gratuitement en format PDF / For a free downloadable PDF version :
http://peprav.net/tool/spip.php?rubrique30

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Durant l’été 2008, le cinquième volet des Hypothèses d’insertions a été réalisé en deux phases : une première phase de collecte de vieux fauteuils et divans destinés aux ordures, qui ont ensuite été nettoyés, restaurés et modifiés avec des roulettes. Ces divans et fauteuils condamnés ont ainsi réintroduits le temps d’une autre vie dans le quartier. Avec cette flotte de mobilier, SYN- a occupé de jour durant cinq jours fin août 2008 le parc des Compagnons dans la partie est du Plateau, et était mobile le soir en se positionnant dans les seuils inoccupés des commerces, après les heures de fermeture. Conversations sur la ville souhaitait créer un espace de discussion façonné par des paroles citoyennes, à la recherche de désirs ou de voix singulières parfois minoritaires sur des aspects méconnus ou indiscutés du quartier. Rumeurs, histoires, anecdotes, réflexions sur la cohabitation, voisinage, individu versus le collectif… Le jour, des personnes âgées y trouvent un point de halte en revenant du marché. Des habitués du parc ou des enfants s’amusent à circuler avec les fauteuils  et les repositionner à leur guise. Et puis, au coucher du soleil, des adolescents retrouvent leur «salon VIP». Ces conversations enregistrées seront archivées pour constituer une collection d’expériences, et rendues disponibles pour écoute sur le web plus tard en 2009.

In the summer of 2008, discarded couches and sofa chairs are re-collected on the street by SYN- during a one-night derive using a moving truck, only to be cleaned up, restored and equipped with all-terrain wheels. They are then reintroduced as a temporary salon in a public park for the duration of five days, and infused with a second life for the time being. Teenagers appropriate the space as their own VIP salon, elderly people stop over for a pause on the way back from the supermarket, children take the chairs out for rides. When the sun sets, the rolling furniture is deployed in the entrance thresholds of storefronts closed up for the night, creating spontaneous conversations with passers nearby. Conversations sur la ville engages into informal talks with local residents on shifting realities, hidden desires, rumors and untold stories about the neighbourhood. Some of the recorded footage will be made available later in 2009 on SYN-‘s website.

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Montréal, du 2 au 6 juillet et du 27 au 31 août  2008, commissaire : Stéphane Bertrand

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SYN- poursuit l’expérience durant l’automne 20o9 au centre-ville de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Festival jè-st, Galerie Sans Nom, Moncton, N.B. du 14 au 17 octobre 2009

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Au carrefour de logiques multiples et souvent contradictoires, la matière urbaine actuelle évolue selon des patrons de plus en plus difficiles à saisir. SYN- explore cette condition d’indétermination comme une occasion d’action, de recherche et de réflexion. Les premières explorations piétonnières que nous avons effectuées dans le territoire visé par Espace mobile – une zone incluant notamment le futur Quartier des spectacles – ont révélé une situation urbaine hétérogène et socialement complexe. Devant l’imminence de transformations susceptibles d’affecter une part importante de la vie sociale et de l’identité de ce territoire associé historiquement au « Red Light », notre investigation vise à observer la condition urbaine existante et son développement potentiel. Nous porterons attention aux incidences de ce développement du spectaculaire sur le droit de cité de ses occupants et réfléchirons à la nécessité de préserver l’actuelle diversité qui caractérise le secteur. Il s’agira d’expérimenter ce patrimoine vivant au moyen d’une action – avec une table de billard mobile – soulignant l’intensité circonstancielle et les possibilités de brassage social, d’usages et de micro-urbanité que le quartier recèle.

At the intersection of many often contradictory trains of thought, the urban environment is evolving along lines that are increasingly difficult to grasp. SYN- embraces this condition of indeterminacy as an opportunity for action, research and reflection. Our first explorations on foot in the territory contemplated by Mobile Space—an area that includes the future Quartier des spectacles—revealed a heterogeneous, socially complex urban context. In the face of imminent transformations with potential impacts on a significant slice of the life and identity of this territory with historical resonance as Montréal’s red-light district, our investigation will build on the multiple potential of the existing urban condition. We will reflect upon incidences of this entertainment-focused development on the established privileges of the current occupants, and on the desirable cohabitation of the differences that make this neighbourhood unique. This will be attempted through experimentation via actions – using a mobile billiard table – that emphasize the circumstantial intensity and opportunities for social mixity, usages and micro-urbanity inherent in that heritage.

Espace Mobile, Centre de l’imagerie contemporaine Vox, du 5 avril au 31 mai 2008, commissaires : Marie-Josée Jean et Patrice Loubier

http://www.voxphoto.com/expositions/espace_mobile/espace_mobile.html

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> Référence au projet Hot Spots (réalisé en collaboration avec Virginie Laganière) dans un texte de Louis Jacob intitulé «Espaces publics, lieux de la pluralité».

Cet ouvrage poursuit la réflexion amorcée par les membres et collaborateurs de DARE-DARE avec le premier volet de Dis/location: projet d’articulation urbaine, qui a amené le centre à déménager ses bureaux en 2004 dans un abri installé provisoirement au square Viger jusqu’en 2006. Le livre retrace les principaux jalons qui ont mené à la réalisation de cette initiative novatrice, montre la variété de pratiques artistiques diffusées et l’importance des questionnements qui en découlent.

Le square Viger, lieu névralgique dans la géographie urbaine de Montréal, représente pour les auteurs de la publication – artistes, architectes, sociologues, journalistes – le point de départ d’une réflexion complexe sur les liens entre l’art et l’espace public envisagés dans leur dimension matérielle et symbolique. L’intervention de DARE-DARE et les projets des artistes de la programmation deviennent une plate-forme exceptionnelle où s’articulent les diverses théories et méthodes d’analyse des auteurs. En ce sens, le livre va au-delà des frontières du square Viger et du monde de l’art en questionnant les rapports entre l’art et la vie sociale.

Auteurs : Julie Boivin, Jean-Pierre Caissie, Jérôme Delgado, Raphaëlle de Groot, Marie-Suzanne Désilets, Louis Jacob, Fabien Loszach, Jean-François Prost, Armando Silva. Plusieurs projets d’artistes sont inclus dans la publication.

http://www.dare-dare.org/lancement_publication

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Actions : comment s’approprier la ville (CCA) donne son titre à un catalogue dans lequel la recherche et l’écriture originales interrogent comment les actions humaines façonnent le design des villes contemporaines et l’expérience qu’on en fait. Trente essais incluent tant les observations personnelles d’un éventail d’activistes que les réflexions de spécialistes qui analysent les répercussions positives de ces initiatives individuelles sur la ville. Un choix de 34 actions tirées de l’exposition s’imbriquent aux textes.

http://www.cca.qc.ca/fr/le-cca-propose/77-actions-comment-sapproprier-la-ville

Actions: What You Can Do With the City (CCA) is accompanied by a book of the same title, which presents original research and writing that further examines the exhibition’s exploration of how the design and experience of contemporary cities can be shaped by human actions. International in scope, the 30 essays are published for the first time and include personal observations by a range of activists alongside scholarly reflections on the positive impact these individual initiatives have on the city. The texts are interspersed with a selection of 34 specific actions drawn from the exhibition.

http://www.cca.qc.ca/en/cca-recommends/77-actions-what-you-can-do-with-the-city

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L’exposition du CCA Actions : comment s’approprier la ville, prend la route de Chicago où elle sera présentée à la Graham Foundation for Advanced Studies in the Fine Arts. L’exposition Actions : Comment s’approprier la ville était présentée au CCA du 26 novembre 2008 au 19 avril 2009.

The CCA exhibition Actions: What You Can Do With the City travels to Chicago for presentation at the Graham Foundation for Advanced Studies in the Fine Arts. Actions: What You Can Do With the City was presented at the CCA from 26 November 2008 to 19 April 2009.

Photo : Michelle Litvin

Actions urbaines, Jeudi le 5 juin 2008 à 19h00 à la librairie du CCA.

Une discussion avec ATSA et SYN-, modérée par Marie Fraser, afin de souligner les publications : Urban Act (publié par l’Atelier d’architecture autogéré et PEPRAV), La demeure (publié par Optica), L’indécidable : écarts et déplacements de l’art actuel, ainsi que Lieux et non-lieux de l’art actuel (publiés par Les éditions esse).

Une initiative de la librairie du CCA et des éditions esse.

Actions urbaines, June 5th at 8PM, CCA Bookstore

A discussion with ATSA and SYN-, moderated by Marie Fraser, to underline the publications: Urban Act (published by l’Atelier d’architecture autogéré et and PEPRAV), La demeure (published by Optica), The Undecidable: Gaps and Displacements of Contemporary Art, as well as Places and Non-Places of Contemporary Art (published by les éditions esse).

An initiative of the CCA Bookstore and les éditions esse.


À l’initiative de l’Atelier d’Architecture Autogérée (aaa) établi à Paris, SYN- a été invité à participer, à l’été 2007, à la programmation de recherche-action « Interstices Urbains Temporaires » dans le quartier La Chapelle du 18e arrondissement au nord de la métropole parisienne. La programmation se propose d’étudier les processus d’expérimentation architecturale et artistique menés dans le quartier dans le cadre d’un projet de micro-urbanisme participatif développé sur des interstices urbains. La Chapelle est un quartier qui à cause de son histoire et de sa position géographique – une «île urbaine» isolée entre les grandes emprises ferroviaires de la Gare du Nord et de la Gare de l’Est –  conserve un nombre important de friches industrielles et de terrains délaissés en attente de futures opérations immobilières. Il comprend une population d’environ 30 000 habitants dont 35% sont d’origine étrangère. L’absence de certains types d’équipements et la taille réduite de la majorité des appartements font que les habitants de La Chapelle ont une grande mobilité résidentielle, alors qu’une faible socialisation résulte des espaces publics trop peu nombreux.

La recherche-action Interstices Urbains Temporaires investit ce que l’AAA appelle les «réserves de disponibilité» de la ville. « Les interstices représentent ce qui résiste encore dans les métropoles, ce qui résiste aux emprises normatives et réglementaires, ce qui résiste à l’homogénéisation et à l’appropriation. Ils constituent en quelque sorte la réserve de “disponibilité” de la ville. Du fait de leur statut provisoire et incertain, les interstices laissent deviner ou entrevoir un autre processus de fabrication de la ville, ouvert et collaboratif, réactif et transversal. »

Explorant certaines modalités de cette perspective, un dispositif nomade et ludique – une table de « babyfoot» mobile – est expérimenté à La Chapelle pendant une dizaine de jours comme vecteur de microactivations circonstancielles et relationnelles du cadre urbain. Le babyfoot est proposé pour investir ces types d’espaces correspondant à un élargissement segmentaire du trottoir, au statut indéterminé, non aménagé, mais qui recèlent un potentiel de micro-urbanité. Dans le quartier La Chapelle sous-équipé en espaces publics, faciliter une occupation citoyenne de ces espacements pourrait contribuer à améliorer la vie du quartier. Ce projet de recherche-action cherche à explorer et activer ce potentiel en testant des hypothèses d’interventions légères. L’intérêt spécifique du babyfoot mobile réside dans sa capacité de générer par positionnement stratégique et apport programmatique (jeu, repos, rencontre, etc.), à échelle de proximité, un champ d’interrelations et de situations pouvant enrichir l’urbanité. Comme support minimal et potentiellement nomade, il semble en effet pouvoir constituer un véhicule pertinent pour catalyser de nouveaux rapports au paysage urbain. Durant 10 jours, le jeu est testé dans le quartier et les interventions sont ensuite cartographiées sur le web.

Suite à cette expérience, le dispositif est légué aux animateurs de l’Association pour le Développement de la Culture et des Loisirs des Jeunes de la Chapelle (ADCLJC) qui poursuivront dans le même esprit l’expérimentation de ce dispositif comme outil d’intervention urbaine dans le quartier.

Le projet d’Interstices Urbains Temporaires a été initié par RDS et ISCRA Rhône en collaboration avec aaa, les artistes François Deck et Kobe Matthys, des habitants du quartier et d’autres intervenants invités.

Temporary Urban Interstices is a research-action project conducted by RDS and ISCRA Rhône in collaboration with aaa and artists Kobe Matthys and François Deck. The interstices are taking spatial, temporal and situational forms which are resistant to norms and rules, to homogeneisation and appropriation in the city. Their uncertainty and provisional condition allows the existence of processes of urban production which are open, collaborative, reactive and transversal. This research action project proposes ways of identification, analysis and experimentation with these processes in La Chapelle area in the North of Paris. Atelier d’architecture autogérée (aaa) invited SYN- to contribute to this research, through an intervention using a modified fussball table on wheels to act as a social catalyst.

Intervention réalisée dans le quartier La Chapelle, 18e arrondissement, Paris, France, juin-juillet 2008.

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À la suite d’un mois de travail élaboré en résidence d’artistes chez Action Art Actuel, Virginie Laganière et Jean-Maxime Dufresne présentent en galerie leurs recherches sur l’expérience du transit, devenu un mode de lecture  du caractère mouvant d’une périurbanité / ruralité en continuel développement. En oeuvrant sur l’imaginaire de ces lieux, le territoire autoroutier et les réseaux interurbains de la région de Saint-Jean-sur-Richelieu deviennent sujets à une exploration prenant l’aspect d’une installation architecturale intégrant son et vidéo. Avec ce projet, ils souhaitent initier une réflexion sur ces nouvelles réalités qui se développent autour des villes et de ces points de transit (haltes routières, projets domiciliaires, etc.) ainsi que sur les enjeux suscités par les altérations du paysage. Cette recherche adaptée à un contexte de mobilité opère une tension entre le paysage qui défile et la diffusion de fragments sonores issus d’un balayage du domaine «public» des ondes radio : polarité des opinions obtenues sur les tribunes téléphoniques en période électorale, monologues d’évangélistes, bulletins de circulation à répétition, émissions d’informations sur l’émergence de lifestyle centers et de gated communities, musiques d’ambiances captées sur le AM, pertes de signal et grichements traduisant les limites du rayonnement.

L’installation réalisée en galerie est une architecture volontairement ambiguë, qui évoque à la fois une guérite d’aire de repos, un projet domiciliaire inachevé, un talus ou des équipements autoroutiers. À distance des représentations de maisons cataloguées, cette proposition engage le visiteur vers un imaginaire construit et se veut en même temps un dispositif de lecture critique de ces nouveaux territoires qui émergent.

De jour comme de nuit, l’objectif d’une caméra vidéo fixée dans l’habitacle du véhicule aura balayé les contradictions d’une périurbanité qui gagne du terrain sur la ruralité. Là où la localisation des «nouvelles villes» (le Quartier Dix30) tient davantage d’un potentiel économique lié à une situation géographique précise : la rencontre de deux autoroutes – la 10 et la 30. Tabula rasa dans un no man’s land autoroutier, marché central de franchises génériques, claustrophobie dans les zones domiciliaires, simulacre d’une rue centrale de quartier, où une flamme brûle pour une communauté en devenir….. The next big thing se construit ici maintenant en phases successives. Ailleurs, des villes rétrécissent et résistent, les terrains vagues émergent avec un potentiel de réécriture des lieux.

Expériences pilotes is the result of a month-long residency on transit spaces and periurban transformation processes, in collaboration with Action Art Actuel, located in Saint-Jean-sur-Richelieu.
The research culminates in an architectural installation that mixes references to unfinished suburban homes and roadside constructions, as it develops a critical stance on catalogued representations of generic housing. A ramp built up with bolted car seats becomes an oblique viewing platform for roadscape sequences shot with a camera rigged to a vehicle. Samples from «public» airwaves that usually fill out the capsular space of the car provide a buzzing mass of sound : call-in shows dealing with on-going elections and politics, country music on the AM, traffic reports, signal losses, preacher monologues on christian radio playing on transnational border stations,  news capsules on emerging lifestyle centers and gated communities…

En collaboration avec Virginie Laganière, Centre d’artistes Action Art Actuel, Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec, du 1er juin au 1er juillet 2007

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